| La saison |
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Claude-Inga BarbeyInfuser une âme…du 15 au 25 avril 2010 |
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Ecriture, conception et réalisation Claude-Inga Barbey. Comment voit-on Virginia Woolf quand on ne l’a pas lue? … Compliquée, féministe, vaguement lesbienne, ou alors snob? Mais à s’immerger dans ses mots, on découvre une extraordinaire « faiseuse d’images », qui a vis-à-vis d’elle-même une exigence hors du commun. Du diamant brut dans un charmant paysage anglais. Virginia Woolf décida de mourir un matin d’avril 1941, ne supportant plus la guerre, l’exil, la fureur ni l’anonymat. Dans le petit village de Rodmell, plus de public, des oeufs en conserve, et Londres au loin, sa chère ville bombardée, saccagée. Virginia Woolf s’autocensure en ce printemps 1941, elle se laisse glisser dans l’Ouse, une méchante rivière qui se jette dans la mer à Brighton. « Si on pouvait infuser une âme » est l’une des dernières phrases de son journal intime: elle est déjà sans force. Le 11 août 1999 a eu lieu une éclipse totale de soleil. Dans une maison du Devonshire, deux femmes, Ethel et sa soeur Nelly, reçoivent la visite d’un fantôme. Virginia Woolf revient sur ses pas, ses vêtements gorgés d’eau, quatre gros cailloux dans les poches de son manteau bleu. Son chien Flush la suit à la trace. Virginia voudrait apporter quelques modifications à sa lettre d’adieu. « Je voulais parler de la mort, mais la vie a fait irruption, comme d’habitude. » horaires ma-me-je 19h, ve-sa 20h30, di 17h30 |
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