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La saison Si on pouvait infuser une âme…
 

Claude-Inga Barbey

Infuser une âme…

du 15 au 25 avril 2010

Saison 2009-2010
Saisons passées

Jeu de l'amour et du hasard
De l'amour
Rosa, la vie
Les Zoizeaux
Phèdre
Infuser une âme...
Cinq concerts

Programme
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Location

Ecriture, conception et réalisation Claude-Inga Barbey.
Jeu Claude-Inga Barbey, Mauro Bellucci, Séverine Bujard, Doris Ittig.
Scénographie Jean-Michel Broillet. Collaboration artistique Pierre Mifsud.
Lumière Rinaldo Del Boca. Son Graham Broomfield.
Costumes Ingrid Moberg. Maquillages Catherine Zingg.
Accessoires Leila Liccheli. Maître-chien Françoise Gaudard.
Régie général Jean-Marc Lainé. Le décor a été construit par les ateliers de décor de la Comédie de Genève.
Une co-production Comédie de Genève – Centre dramatique / Théâtre Kléber-Méleau.

Comment voit-on Virginia Woolf quand on ne l’a pas lue? … Compliquée, féministe, vaguement lesbienne, ou alors snob? Mais à s’immerger dans ses mots, on découvre une extraordinaire « faiseuse d’images », qui a vis-à-vis d’elle-même une exigence hors du commun. Du diamant brut dans un charmant paysage anglais.

Virginia Woolf décida de mourir un matin d’avril 1941, ne supportant plus la guerre, l’exil, la fureur ni l’anonymat. Dans le petit village de Rodmell, plus de public, des oeufs en conserve, et Londres au loin, sa chère ville bombardée, saccagée. Virginia Woolf s’autocensure en ce printemps 1941, elle se laisse glisser dans l’Ouse, une méchante rivière qui se jette dans la mer à Brighton. « Si on pouvait infuser une âme » est l’une des dernières phrases de son journal intime: elle est déjà sans force.

Le 11 août 1999 a eu lieu une éclipse totale de soleil. Dans une maison du Devonshire, deux femmes, Ethel et sa soeur Nelly, reçoivent la visite d’un fantôme. Virginia Woolf revient sur ses pas, ses vêtements gorgés d’eau, quatre gros cailloux dans les poches de son manteau bleu. Son chien Flush la suit à la trace. Virginia voudrait apporter quelques modifications à sa lettre d’adieu.
Claude-Inga Barbey

« Je voulais parler de la mort, mais la vie a fait irruption, comme d’habitude. »
Journal de Virginia Woolf, 17 février 1922

horaires ma-me-je 19h, ve-sa 20h30, di 17h30

Infuser une âme... | Claude-Inga Barbey

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