| La saison |
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RacinePhèdredu 25 février au 21 mars 2010 |
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Jeu Caroline Cons, Virginie Meisterhans, Marie Probst, Lise Ramu, Rose Thiery, Ahmed Belbachir, Jean-Louis Johannides, Philippe Mentha – Scénographie Jean-Claude Maret – Mise en scène Philippe Mentha. Que n’a-t-on pas dit sur « Phèdre »? Que Racine se serait inspiré d’Euripide, de Sénèque et de mythes dont il néglige certains détails brûlants, qu’il écrit « Phèdre » en 1677, année qui le voit renouer avec Port-Royal. Phèdre, reine païenne à la haute conscience morale, hantée par le sentiment de sa faute, cette soeur d’Ariane préfigure les princesses chrétiennes du XVIIème siècle. Malade d’amour malgré elle – tout comme Hippolyte – Phèdre subit, sans l’avoir méritée, la vengeance de Vénus, jalouse de Diane: Hippolyte, fidèle à sa mère, lui rend un culte exclusif. Rendant Phèdre folle d’amour pour son beau-fils, Vénus en fait du même coup la victime du Dieu qui châtie. Sa passion va la conduire à la mort. L’art de Racine, heureusement, dépasse et charme la morale; il se fait musique, allusions, litotes et ambiguïté. La pudeur accentue l’érotisme. « Phèdre », tragédie sacrée, devient une cantate dédiée à l’instinct. Le sacré valorise la transgression, et vice versa… À Port-Royal ou Saint- Pierre de Rome, l’aveu d’une passion secrète, à voix basse, n’est-il pas plus troublant, plus excitant, plus plaisant? horaires ma-me-je 19h, ve-sa 20h30, di 17h30 |
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